Il y a des choses que les chiffres ne disent pas.

Les enquêtes QVT, les tableaux de bord RH, les taux d’absentéisme mesurent. Mais mesurer n’est pas comprendre. Et comprendre n’est pas nommer. Or c’est souvent là que tout se bloque : dans l’espace entre ce que les gens vivent et ce qui peut enfin être dit à ceux qui ont le pouvoir d’agir.

Ce que je propose n’est pas de résoudre cette souffrance à la place de ceux qui la vivent. C’est de créer les conditions pour qu’elle puisse être dite — et entendue.


Ce que dix ans en SSII et Michelin m’ont appris

J’ai passé dix ans en SSII. Dix ans à entrer dans des organisations très différentes, à en déchiffrer rapidement les logiques, les non-dits, les zones de friction. Cette capacité à lire un environnement de travail en peu de temps, je l’ai construite sur le terrain — pas dans les manuels.

Puis Michelin. Cette fois de l’intérieur — comme salarié, délégué syndical, membre de CHSCT. J’ai recueilli la parole de collègues qui souffraient sans toujours pouvoir dire pourquoi. Des gens compétents, engagés, qui s’éteignaient progressivement.

J’ai vécu ce que le management peut faire aux gens quand il les abîme. Et j’en suis sorti avec une conviction : les mots ne font pas que décrire la souffrance au travail. Ils agissent sur elle — pour celui qui la vit, et pour l’organisation qui peut enfin la regarder en face.


Écrire pour que quelque chose soit possible

Cette conviction, je l’ai mise à l’épreuve. J’ai traversé des années de procédures liées à ma propre situation — et à chaque étape, c’est la capacité à nommer précisément ce qui s’était passé qui a ouvert des possibles.

De cette expérience est né un livre : La Méthode Michelin, comment rendre les salariés inaptes au travail, publié chez Plon en 2021. Pas un livre de colère. Un livre de mots posés avec méthode sur des mécanismes que beaucoup subissent sans pouvoir les identifier. Un livre qui montre que nommer ce qui se passe dans une organisation — avec précision, sans jargon — permet à ceux qui le lisent de se reconnaître, et parfois d’agir autrement.

C’est dans cette continuité que s’inscrit ce que je propose aujourd’hui aux CSE et aux directions.

Poser des mots - comprendre
Photo de Xiaohan Feng sur Unsplash

Ce que je propose — et ce que je ne fais pas

J’interviens sur commande des CSE ou des directions, en position strictement extérieure à l’organisation. Mon rôle : conduire des entretiens individuels auprès de salariés en difficulté, recueillir ce qu’ils vivent, et le restituer — mis en forme, structuré, rendu lisible — à ceux qui ont le pouvoir d’agir.

Je ne diagnostique pas. Ni ne prescris. Je ne me substitue ni au médecin du travail, ni au thérapeute, ni à l’avocat. Ce que je fais, c’est rendre visible ce qui existe déjà mais ne trouve pas encore sa forme.

Concrètement, une mission comprend :

  • des entretiens individuels en présentiel, avec une exigence absolue de confidentialité
  • un suivi à distance — visioconférence, appels, échanges écrits — selon le rythme de la personne
  • une restitution écrite au commanditaire : structurée, anonymisée, formulée pour être utilisable — sans jamais trahir ce qui a été confié

La confidentialité n’est pas une clause parmi d’autres. C’est la condition sans laquelle la parole ne se libère pas. Et une parole qui ne se libère pas ne sert personne.


Pourquoi un intervenant extérieur

Les gens parlent différemment à quelqu’un qui n’est ni leur employeur, ni leur médecin, ni leur représentant syndical. Quelqu’un sans agenda institutionnel, sans lien hiérarchique, sans enjeu dans ce que la personne va dire.

Cette extériorité n’est pas un avantage accessoire. Mais, c’est ce qui rend possible une parole que les structures internes, aussi bien intentionnées soient-elles, ne peuvent pas toujours accueillir.


Modalités pratiques

Les missions sont proposées au forfait, défini ensemble en amont selon le périmètre et les besoins. Les frais de déplacement sont à la charge du commanditaire, qui organise et réserve les transports directement.

J’interviens en Grand Est et dans les Vosges, ainsi que sur l’ensemble du territoire pour les missions qui le justifient.


À qui s’adresse cette offre

Aux élus de CSE qui perçoivent une souffrance dans leur organisation mais manquent d’un espace et d’un interlocuteur pour la faire exister autrement que dans les chiffres. Mais aussi aux directions qui cherchent un regard extérieur sans les biais d’un cabinet. Aux médecins du travail et travailleurs sociaux qui ont besoin d’un relais de confiance pour certaines situations.

Si vous vous reconnaissez dans cette description, je suis disponible pour en discuter.

Contact


Je propose également un accompagnement spécifique aux organisations syndicales qui soutiennent des salariés engagés dans des procédures — reconnaissance de maladie professionnelle, inaptitude, prud’hommes. C’est l’objet d’un article dédié : Accompagner un salarié en procédure — mon intervention auprès des syndicats

Catégories : Articles

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